« Les réflexes archaïques ont changé ma vie. »

Autisme et troubles dys en nord-Isère
Stéphanie Lienemann

Enseignante pendant près de 20 ans, j’ai découvert les réflexes lors d’une lecture d’un magazine scientifique qui expliquait le rôle entre les enfants qui n’avaient pas marché à quatre pattes et la dyslexie. J’ai alors assisté à une conférence d’Agnès Canu-Martin sur les systèmes archaïques. Ensuite, je me suis formée aux réflexes archaïques par la RMTi (Rythmic Movement Training international).

Que sont les réflexes archaïques?

Les réflexes archaïques sont des étapes motrices que l’enfant intègre in utero et dans les premiers mois de vie. Si l’enfant n’a pas intégré ses réflexes (stress prénatal, accouchement difficile,peu de mobilité dans les premiers mois de vie), certaines zones du cerveau n’ont pas pu être stimulées et cela peut entraîner :

des troubles d‘apprentissage (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie…), des difficultés attentionnelles (concentration, troubles autistiques), des troubles émotionnels (angoisse, colère…), des problèmes moteurs (difficulté de coordination, écriture, énurésie…).

Ces réflexes peuvent s’intégrer à tout moment de la vie grâce aux mouvements rythmiques. Ces mouvements permettent de recréer des connexions neuronales.

Le Rhythmic Movement Training (RMTi)

Les réflexes archaïques ont changé ma vie.
Les réflexes archaïques se découvrent dès le plus jeune âge

Je me suis formée auprès du RMTi pour devenir consultante en réflexes.

Le RMTi créé par Kirste Linde (thérapeute suédoise), le docteur Blomberg (neuropsychiatre suédois) et Moira Dempsey (kinésiologue australienne) – permet d’intégrer les réflexes archaïques par des mouvements rythmiques et des pressions isométriques.

L’intégration de ces réflexes va permettre d’améliorer l’attention, la concentration, la mémoire.

Les réflexes jouent également un rôle sur la coordination des mouvements en stimulant les aires motrices du cerveau.

Ils sont aussi impliqués dans le fonctionnement du système limbique (cerveau des émotions) et par ce biais travaillent sur les angoisses , les crises émotionnelles et les troubles autistiques.

Le mouvement chez le fœtus et le nourrisson permet le développement du système nerveux central. Si l’enfant ne peut pas bouger suffisamment, les connexions ne se font pas et cela peut générer de nombreux troubles (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie…).

Les réflexes archaïques et la dyslexie

95 % des enfants ayant une dyslexie, ont le réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC) qui n’est pas intégré. Lorsque l’enfant tourne la tête, les épaules suivent celle-ci. En février 2000, le Dr Mc Philips publie dans le Lancet (revue médicale britannique) une étude montrant l’importance de l’intégration du RTAC. En effet, un groupe d’enfants dyslexiques suivait un protocole de mouvements rythmiques pour intégrer le RTAC tandis que l’autre groupe avait un programme de lecture intensive. A la fin de l’étude clinique, les enfants qui avaient les meilleurs résultats en lecture étaient ceux qui avaient pratiqué les mouvements rythmiques.

Les réflexes archaïques et les troubles dys (dyscalculie-dyspraxie-dysgraphie-écriture…)

En intégrant les réflexes, les troubles dys s’estompent. Par exemple, l’intégration du réflexe tonique labyrinthique (RTL) permet à l’enfant de mieux planifier ses actions et d’avoir une meilleure compréhension de la verticalité. Cela va l’aider par exemple à mieux aligner ses chiffres pour faire les opérations. La dyspraxie est un trouble neurologique lié à une mauvaise coordination oculomotrice et une difficulté de gestion de la planification et une non automatisation des schèmes moteurs. Pour la dyspraxie, il faudra travailler sur plusieurs réflexes et sur une zone du cerveau appelé les ganglions de la base (notamment le putamen qui gère l’automatisation motrice).

Au cabinet :

J’ai reçu un petit garçon de 9 ans qui ne savait pas poser les additions, car il n’arrivait pas à aligner les chiffres après 5 séances (4 mois), il faisait des divisions et il avait rattrapé 2 ans de retard en mathématiques.

Un enfant de 7 ans n’arrivait pas à écrire sur les lignes et écrivait très gros avec ses lettres à l’envers. Après 3 séances, il écrivait comme les autres enfants de sa classe.

Les réflexes archaïques et les troubles de l’attention (TDA, TDAH)

Plusieurs réflexes peuvent impacter la concentration et l’attention. Certains enfants sont très agités et bougent constamment sur leur chaise. Il s’agit certainement du réflexe de Galant ou du réflexe tonique symétrique du cou (RTSC). D’autres enfant semblent dans leur bulle, comme s’ils étaient figés. Cela peut être dû au réflexe de paralysie par la peur (RPP).

J’ai reçu un adolescent de 14 ans qui n’arrivait pas à suivre en classe malgré une très forte intelligence. Après 2 séances, il pouvait se concentrer pendant une heure de cours et ses notes ont augmenté de 2 points.

Les réflexes archaïques et l’autisme ou troubles du spectre autistique (TSA)-Asperger

L’autisme est un trouble neurologique qui affecte le développement social de l’enfant. Il existe plusieurs sortes d’autisme avec différents degrés. Certains enfants autistes ne sont pas verbaux , d’autres peuvent être des génies. Grâce à l’intégration des réflexes, l’enfant va s’ouvrir aux autres peu à peu. Le réflexe qui est généralement impacté est le réflexe de paralysie par la peur.

J’ai reçu un petit garçon de 7 ans qui ne répondait pas quand on lui parlait, il fallait répéter plusieurs fois son prénom pour qu’il comprenne qu’on lui parle. Après 3 séances, il était capable de participer à une conversation. Ainsi, cet exemple montre ce que les réflexes peuvent faire avec l’autisme.